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Vodi-ondry et mariage à Madagascar.

Pourquoi organiser un vodi-ondry avant le mariage à Madagascar ?

Le Vodi-ondry est traduit littéralement par : « croupe de mouton » ou « Cul de mouton ». Ce « gigot » est considérée comme la partie la plus tendre. Dans la société malgache traditionnelle, il est destinée aux aînés lors d’une cérémonie. À l’époque de la royauté, le gigot est donné par la famille du prétendant à la main d’une jeune fille aux parents de cette dernière. De nos jours, le gigot est remplacée par une somme d’argent dans une enveloppe, équivalent à la valeur  symbolique de la jeune fille. Valeur sentimentale. Un Nba geste de bonne volonté entre respect des traditions, accueille de la jeune fille dans une famille capable de subvenir à ces besoins, et geste d’amitié vis à vis de la famille de l’heureuse élue.

Beaucoup de choses dans le déroulement du vodi-ondry ont été modifiées de nos jours. Le Vodi-ondry est une étape sacrée à faire lorsqu’il s’agit d’épouser une Malgache car selon le proverbe : « Mitari-bady tsy lasam-bodiondry, henatra ho an’ny fiaraha-monina » (Vivre avec une femme sans avoir fait le Vodi-ondry, une honte vis-à-vis de la société). C’est une manière d’honorer les parents de la jeune fille mais aussi un honneur pour le jeune homme qui a su accomplir ses responsabilités en tant que fiancé.

Comment se déroule le Vodi-ondry ?

Traditionnellement, toute la famille est réunie dans la maison où vit la fille apotheke cialis 20mg. De nos jours, il n’est pas rare que cette cérémonie soit organisée dans des nombreux « espaces » des environs de la capitale, loué pour l’occasion. Le « Kabary » ou joute oratoire commence lorsque Friends! la famille du prétendant arrive, suivie de ce dernier. Chaque famille est représentée par un mpikabary (orateur). Le kabary est la clé principale de la demande en mariage. Il est à noter que la fille n’a pas le droit d’assister aux conversations. L’orateur du prétendant prend alors la parole. Après à les salutations d’usage, s’ensuit des joutes oratoires entre les deux parties. Dans l’esprit, le fiancé à travers son mpikabary doit prouver son amour de la fille tant convoitée. S’instaure alors un où les représentants de la famille de la fille se moque du prétendant et le mette à l’épreuve pour voir si son amour est sincère.

Au bout de cette joute, l’offrande de l’enveloppe avec sa somme d’argent se fait. C’est seulement à cet instant, la famille du prétendant demande à voir la jeune fille. Deux ou trois filles (issues de la famille de la fiancée) défilent alors dans la salle où se passe la cérémonie pour « bluffer » le prétendant. Voir s’il reconnaît vraiment sa tendre et s’il ne se laissera pas entrainer les premières venues. La famille de la fille demande : « est-ce celle-là ? », l’autre côté répond : « non !», jusqu’à ce que la vraie promise entre dans la pièce. Le prétendant offre ensuite un présent pour sa promise, sous forme de bouquet de fleurs où est caché la bague de fiançailles. Quand la jeune fille trouve la bague, le prétendant la met à son doigt. Les fiancés peuvent enfin recevoir la bénédiction des parents et des aînés.

Comme toute grandes fêtes traditionnelles malgaches, commencent alors un long et festif repas. La cérémonie du Vodi-ondry terminée, les deux fiancés rentrent chez eux avec les cadeaux des proches avec les rêves animés par l’amour et la promesse d’un mariage heureux.

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